Deux romans de Megane Delsinne : Chasseurs et Flibustières

Megane Delsinne est une autrice que j’ai découverte sur Ulule également, lors de sa campagne pour son roman Flibustières. Je suivais également son blog littéraire, La Croque-Livres, sans avoir qu’elle était également autrice (la fille qui a tout suivi). Lors de sa campagne, j’ai donc acquis deux de ses romans qui me tentaient bien : Chasseurs et Flibustières. Commençons par le premier !

Synopsis :

Il existe parfois de très bonnes raisons d’avoir peur de sortir de chez soi. En Vestalie, les Ylens, ces créatures démoniaques mangeuses d’ Hommes ravagent villes et villages. Seuls les Chasseurs, ces guerriers d’élite, connaissent les secrets pour les combattre. Aelys et ses deux amis s’entrainent dur pour devenir Chasseur. Mais alors qu’ils s’approchent de leur objectif, ils découvrent un lourd secret, qui pourrait bien tout remettre en cause. Oserez-vous Chasser avec eux ?

Mon avis :

Si j’ai bien aimé l’univers présenté et l’histoire des Ylens et de leurs Chasseurs, c’est la plume qui m’a un peu refroidie. Je l’ai trouvé un peu trop basique, comme si l’autrice s’essayait à l’écriture sans trop maîtriser ce petit quelque chose qui fait que le lecteur entre pleinement dans l’histoire. On en apprend de plus en plus sur ces Ylens, mais pas assez pour comprendre réellement de quoi il s’agit et comment ils arrivent dans le monde de nos protagonistes. On sait juste qu’ils y parviennent, mais pas comment, ni pourquoi, on sait juste que ce sont des ennemis à abattre à tout prix.

On a aussi un petit passage qui laisse penser qu’il s’agit de notre monde et que donc le monde de Chasseurs serait en quelque sorte post-apocalyptique mais que s’est-il passé, pourquoi, comment ?

Si je suis tout à fait capable de comprendre qu’un auteur puisse vouloir garder une part de mystère sur son univers, j’ai trouvé que là, en revanche, il restait trop d’inconnues à la fin du roman. Cette fin annonçait peut-être une suite qui répondra à toutes ces questions, mais là, du coup, ça laisse une impression de fadeur au récit qui devient un page-turner basique plus qu’un véritable monde à découvrir. C’est le genre de récit qui pose les bases d’un univers plus qu’il ne raconte une histoire.

Et du coup j’ai trouvé ça un peu dommage, je suis restée sur ma faim.

Passons maintenant à Flibustières :

En ouvrant Flibustières, j’ai eu toutes les peines du monde à me dire que c’était la même autrice. On sent une amélioration phénoménale dans la qualité d’écriture, et même si j’ai reconnu le style, j’avais cette fois entre les mains un bon roman, un vrai, avec une histoire complète et sans accroc.

Synopsis :

Au cœur de l’archipel paradisiaque des Bahamas se trouve l’île de Charles Town. Le lieu est idyllique… si vous avez la chance d’être un homme. Car le sort des femmes n’est que peu enviable : ne possédant aucun droit, elles sont considérées comme des objets, pouvant être vendues et achetées, au même titre qu’un cheval. Mais le cœur des femmes gronde et la révolte pourrait bien être en marche.

Mon avis :

Eh bien en voilà un bon roman girl-power ! Notre héroïne, voleuse ayant raté son gros coup, se retrouve vendue comme esclave pour expier son méfait. Déjà que le sort d’esclave est loin d’être enviable, en plus, il s’agit d’une femme, c’est donc la double peine. L’île de Charles Town forme une sorte de dystopie à la Servante Écarlate, dans laquelle les femmes n’ont absolument aucun droit si ce n’est celui de servir leurs maîtres masculins, en tant que reproductrices, femmes de compagnie, prostituées, servantes… que des boulots ingrats !

Evidemment, notre bonne femme ne compte pas se laisser réduire en esclavage sans rien faire, même si elle est tombée sur un bon maître, et elle parvient vite à libérer ses compagnes d’infortune, voler un bateau… et devenir Flibustière avec son équipage féminin.

J’ai plutôt bien aimé le personnage de Jacquotte, qui sait ce qu’elle veut et fait tout pour l’obtenir. Elle a tout fait pour échapper au destin auquel la condamnait sa naissance en France, y est parvenue, et s’est même permis de tracer sa propre route par la suite, répondant à son envie d’aventure. Très audacieux pour une femme de son époque, tellement d’ailleurs qu’elle a vécu travestie en homme pendant de longues années.

C’est cette force qui la mène tout du long de son combat et on suit le récit avec plaisir, bien qu’il comprenne quelques facilités d’écriture à mon goût (j’ai l’impression que les héros de l’autrice aiment bien s’évanouir pendant les combats, ça évite de les détailler) et que l’équipage ne rencontre pas tant de difficultés que ça.

Malgré tout, j’ai vraiment senti cette amélioration de la qualité de l’écriture de l’autrice et j’ai passé un bon moment avec ce petit roman. Ce n’est pas la sortie de l’année, mais si vous aimez les histoires de femmes qui se libèrent de leurs chaînes, allez-y, foncez, vous ne vous ennuierez pas !

Publié par Une Rousse studieuse

Une jeune rousse qui essaie de suivre son chemin tranquillement.

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